Iello fête ses 10 ans – Événement

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Iello fête ses 10 ans

Iello fête ses 10 ans

[dropcap]10[/dropcap] ans. C’est le nombre d’années d’existence de l’éditeur et distributeur Lorrain, Iello. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore ce monument du paysage ludique, Iello c’est des jeux tels que King of Tokyo, Qwirkle, Dungeon Lords et Dungeon Pets, Andor, Smash Up, Le Rois des Nains, etc. La liste est longue, mais en 2013, l’éditeur atteint l’apothéose avec l'[highlight]As d’Or – Jeu de l’Année 2013[/highlight] attribué à Andor ! Que de parcours parcouru depuis la création de la société le [highlight]31 août 2004[/highlight].

Pour fêter ces 10 dernières années, Iello a convié tous les joueurs le samedi 30 août à une après-midi ludique dans leurs locaux. L’occasion de rencontrer l’équipe qui s’est agrandie dernièrement, de tester les dernières sorties, les futurs jeux de fin d’année, ainsi que quelques prototypes.

Les nouveaux locaux Iello

L’accueil se fait tout d’abord par une visite des nouveaux locaux, où l’éditeur a emménagé le [highlight]7 juillet 2014[/highlight]. On est tout de suite marqué par le modernisme et l’espace réservé au différents espaces. Les volumes sont désormais séparés par de larges espaces vitrés, plongeant ainsi les pièces dans une lumière douce et chaleureuse provenant de l’extérieur. Les anciens locaux de Ludres devenaient trop petit pour un éditeur qui n’a de cesse de grandir. Les nouveaux locaux sied désormais plus à l’envergure qu’ils veulent atteindre. Preuve en est, le nouveau dépôt dont la surface a triplé de volume ! J’ai été réellement subjugué par ces nouveaux locaux, je pourrais vous en parler encore longtemps. Il vous suffit de jeter un œil aux vidéos du vendredi de Iello pour comprendre de quoi je parle. Mais je m’égare, ce qui vous intéresse, ce sont les jeux, je vais y venir.

Au rez-de-chaussée

Dans le hall d’entrée est campée une grande table proposant la majorité des jeux présents dans le catalogue de Iello. Autant dire qu’il y a du choix mais peu de nouveautés. Tout au bout de cette table, notre œil est immédiatement attiré par la nouvelle mouture de King of New York, prévu pour le moment le [highlight]20 octobre 2014[/highlight]. Je vous donnerai plus de détails sur le jeu dans la suite de l’article.

La table suivante offre, dans la limite du raisonnable, différents goodies aux visiteurs. On y trouve pèle-mèle du Tzolkin, Rumble in the House/Dungeon, Last Will, Andor, Zombie 15′, etc. Autant avoué que la table s’est vidée rapidement.

En face, une partie de Un monde oublié est en cours. Au fond de la pièce se trouve les différentes boîtes traduites de jeux Iello.

Au détour du bureau de Mathieu, au rez-de-chaussée, j’avais repéré une boîte de Guardian Chronicles. Mathieu explique que, hormis un niveau de qualité des figurines jugé insuffisant, le jeu est quasi prêt pour une sortie prévue fin septembre/début octobre. Hélas, ce jour là le jeu n’était pas jouable. Quel dommage, j’aurais aimé pouvoir le tester et découvrir le matériel.

Je passe donc à l’étage pour découvrir les deux jeux majeurs de cette fin d’année pour Iello.

King of New-York

Boîte de King of New-York - Iello fête ses 10 ans

Dans la gigantesque salle de réunion baignée d’un puits de lumière, on jette rapidement notre dévolu sur King of New-York. Après un rapide dépunchage et un survol des règles, Mathieu nous les explique plus en détails. Les mécaniques principales de jeux sont les mêmes. Chaque joueur incarne un monstre qui va tenter de prendre le contrôle de New-York. A votre tour de jeu, vous lancerez 6 dés (voir plus selon la situation) pour récupérer de la vie, gagner du pouvoir, infliger des dégâts en « baffant » les monstres, etc. Vous avez 3 lancés que vous gérez comme bon vous semble, afin d’obtenir la combinaison la plus adaptée à votre stratégie. Le but étant d’être le dernier survivant de la ville.

Visuellement, l’identité graphique est identique à la version Tokyo. On retrouve rapidement nos repères visuels que ce soit avec les fiches de montres, les dés, etc. Malgré tout, de nombreuses nouveautés font leurs apparitions et vont clairement enrichir et/ou renouveler le gameplay du jeu.

Tout d’abord, la carte de King of New-York est désormais découpée en quartier. Manhattan, le principal est divisé en trois zones. Plus on y reste -ce qui n’est pas évident car vous serez la cible des autres joueurs- plus on gagnera de récompenses (points de victoires, pions de pouvoirs). Comme à Tokyo, le fait d’être bloqué sur Manhattan vous empêche de récupérer de la vie au lancé de dés. Mais désormais, à 5 ou 6 joueurs, il peut y avoir deux monstres sur l’île. Vous ne serez donc plus le seul à souffrir, mais vous serez aussi deux à pouvoir « baffer » le reste de la ville !

Plateau de jeu King of New-York - Iello fête ses 10 ans
Plateau de jeu King of New-York – Iello fête ses 10 ans

A l’extérieur de Manhattan se trouve 4 quartiers sur lesquels on se placera librement en début de partie. Dans chaque quartier sera disposées 3 x 3 piles de bâtiments. Ces tuiles vous permettront de gagner plus ou moins de vie, de pouvoir ou de points de victoire (en fonction du niveau du bâtiment). Au cours de la partie, vous pourrez utiliser une nouvelle face de dés (représentée par un bâtiment détruit) pour détruire un ou plusieurs bâtiments de votre quartier.

Mais ce qui vous apporte un bonus à cet instant, peut vous générer de nombreuses ennuis par la suite. En effet, les bâtiments ne sont pas à proprement parlé détruits. Une fois détruit, la tuile est retournée et des militaires font leur apparition pour défendre le quartier. Plus vous saccagerez de bâtiments, plus vous aurez à faire aux militaires. Pas grave me direz vous, il suffit de quitter le quartier pour être tranquille ! Quenini, même à l’autre bout de la ville vous pouvez vous trouvez sous le feu des militaires activés par un autre joueur. Leur activation est assez simple.

Un nouveau symbole sur le dé fait son apparition : le « ouch ». Chaque militaire d’un quartier inflige un dégât, mais la zone d’impact dépend du nombre de dés tirés

  • Un symbole activera les militaires uniquement sur vous, dans votre quartier
  • Deux symboles, et tout votre quartier subira des dégâts
  • Enfin trois symboles ou plus, et les militaires de l’ensemble de la ville attaqueront dans leurs quartiers respectifs

Autant dire que ces bâtiments apportent un côté à la fois plus stratégique, mais également plus violent au jeu. On en arrive rapidement à être débordé de militaires sur le plateau si on ne les détruit pas avec nos dés. Mais a-t-on vraiment envie de perdre notre tour à nettoyer le quartier ? A-t-on envie de se passer des bonus qu’apportent les bâtiments en les détruisant ? Que de choix qui arrivent toujours au même résultat : le combat et la violence ! La suprématie de New-York est en jeu après tout.

Avis rapide : tout comme la version Tokyo, King of New-York reste un jeu accessible au plus grand nombre. Les nouveautés apportent une réelle plus-value au gameplay. A notre tour on a désormais plus de choix, en bonus ou en « pourrissage » des autres monstres. De l’avis de tous autour de la table, ce nouveau King of’ s’annonce clairement comme une réussite. Pour ma part, je n’ai jamais été un grand fan de la première version. Ce pour deux simples raisons : 1. je suis nul aux dés, je n’arrive donc jamais à faire ce que je veux, et 2. dès que l’on meurt (ce qui arrive assez rapidement), les tours des 2 ou 3 joueurs restants s’éternisent et l’on s’ennuie longuement en attendant la fin de la partie. Ici le gameplay apporte des solutions à ma première raison. Mais le jeu reste au demeurant le même dans le principe et ne répond pas à mon second problème. Ce jeu n’est certainement pas fait pour moi, mais reste un excellent jeu pour les amateurs du genre. Je ne peux que vous conseiller de vous ruer dessus à sa sortie. D’autant plus que les goodies exclusifs à remporter lors de tournoi s’annoncent nombreux…

[highlight]A noter :[/highlight] King of New-York est un stand-alone et ne nécessite donc pas la boîte de base pour y jouer. Vous pourrez par contre jouer avec les monstres de l’un ou de l’autre dans les deux versions. Ici s’arrête la compatibilité entre les deux.

Zombie 15′

Boîte Zombie 15' - Iello fête ses 10 ansA côté des tables King of New-York étaient installées deux zones de jeu dédiées à une autre nouveauté : Zombie 15′. La sortie du jeu est prévue pour [highlight]septembre 2014[/highlight]. Pour la plupart d’entre nous, nous l’avons déjà découvert sur de nombreux salons au cours de l’année. Je ne vais donc pas vous réexpliquer le jeu en détails.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Zombie 15′, comme son nom l’indique, se situe dans un univers envahi de zombies. L’aventure se joue sous forme de scénarios dans lequel vous incarnez des héros (avec différentes aptitudes). Le plateau de jeu évolue au fil de l’aventure par le biais de tuiles numérotées que l’on positionne en fonctionne du scénario joué. Particularité du jeu : le déroulé d’une partie est rythmé par une bande sonore, indiquant l’arrivée des zombies. Les bandes-son, et donc chaque partie, durent 15 minutes (une nouvelle fois comme le nom du jeu l’indique, ils sont forts chez Iello). A noter qu’il s’agit réellement d’une bande sonore vivante, et non de simples bruitages timés.

Deux tables de démonstrations étaient mises à disposition dont une avec la fameuse version XXL que l’on connait.

A cette occasion, je me suis contenté d’observer le jeu. On ressent alors tout le stress, la tension qui habitent les joueurs. Pour le coup, ils vivaient réellement une aventure. L’inconvénient d’un tel investissement émotif, est qu’après une partie vous repartez difficilement avec des amis (ou alors vous êtes en mauvais termes pour quelques temps). Un joueur se plante ? Vous l’engueulez ! Un joueur ne va pas assez vite ? Vous l’engueulez ! On perd ? Vous les engueulez pour le principe ! Et pour le coup, sur les deux parties observées, les deux se sont soldées par des échecs cuisants. Je vous laisse deviner l’ambiance morbide…

Avis rapide : Comme je le disais, Zombie 15′ est très difficile. Les gros joueurs y trouveront donc leur compte. La difficulté devrait être progressive, ce qui ne devrait pas perdre rapidement les plus novices. Le jeu est relativement joli, même si je trouve que les figurines du jeu manquent un peu de détails et de variétés pour que le matériel soit vraiment excellent. L’ambiance du jeu est vraiment prenante et immersive grâce à une bande sonore très riche. Le tarif affiché de 60€ est justifié au vu de la qualité du matériel, même si pour le coup la gamme de prix l’oriente plus vers un jeu gamer. Si des scénarios et bandes sonores arrivent rapidement, je pense que le jeu sera un succès.

Conclusion

Au final, une agréable après-midi ludique passée en compagnie de l’équipe Iello. Une visite enrichissante, une équipe ouverte et des jeux à tester. Que demander de plus ?

Pour ma part, juste une petite déception sur le peu de prototypes à essayer. Lors de l’événement As d’Or de Andor, il nous avait été donné l’occasion de tester beaucoup plus d’avant-premières pour rassasier notre soif de joueur « branché ».

Malgré tout, encore un grand merci à l’équipe de Iello. J’espère que vous aurez l’occasion des les rencontrer pour partager des moments toujours enrichissants !

4 commentaires sur “Iello fête ses 10 ans – Événement

  1. Je reste sceptique sur King of New-York tellement je ne suis pas un fan du premier. Mais l’effort d’approfondissement du gameplay est louable et sera surement un plus indéniable.

    1. Cher M. Max,

      Tout comme moi, tu fais parti des réfractaires aux King of’. D’ailleurs nous l’avions testé pour la première fois ensemble. Cette nouvelle mouture ne révolutionne pas l’essence même du jeu. Mais les fans seront aux anges tant les nouveautés apportent un plus au gameplay. D’autres jeux nous attendent de toute façon 🙂

      Ludiquement

      Lionel

  2. Zombie 15 n’est pas spécialement orienté gamer. Il s’apprend en trois scénarios, et devient immersif au point que les joueurs enchaînent bien souvent les parties quand au départ ils ne devaient en faire qu’une. Et pour avoir fait tourner le jeu sur de nombreux salons grand public, cela ne pose pas de problème.
    Et comme les joueurs montent rapidement en compétence, nous avons ajouté une difficulté croisssante au fil des scénarios, mais rien d’insurmontable, le but étant plus de vivre des aventures (immersion) que de recommencer 12 fois pour gagner.

    1. Cher M. Guillaume,

      Effectivement je te rejoins sur le côté immersif du jeu. L’ambiance prend réellement aux tripes les joueurs. A tel point que les parties s’enchainent.
      Lors de la partie du jour, les joueurs commençaient directement sur le 4ème ou 5ème scénario (je ne me souviens plus). Ce qui explique sans doute le niveau de difficulté apparent pour des débutants, le jeu étant donné comme progressif dans l’apprentissage. Peut-être que commencer quelques scénarios plus tôt dans l’aventure aurait été plus judicieux (je ne connais pas assez le jeu pour juger). Mais malgré deux échecs cuisants, l’ambiance et l’envie de rejouer étaient présentes. C’était bien la le plus important pour cette partie de découverte.

      Ludiquement

      Lionel

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